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Exposition Remmidemmi > 9 au 25 novembre 2017

Exposition Remmidemmi > 9 au 25 novembre 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’American way of life : du design industriel…

Après la seconde Guerre mondiale, les Etats unis connaissent une période de prospérité sans précédent, propice à l’épanouissement de l’American Way of Life. Cette recherche du bonheur érigée en mode de vie, accorde une place importante aux objets du quotidien et au confort qu’ils prodiguent.
Partout sur le territoire américain, de jeunes designers formés aux principes modernistes du Bauhaus s’attachent à répondre à cette attente.
Qu’il s’agisse de larges éditions dans le cas de Ray et Charles Eames, d’Eero Saarinen ou de Florence Knoll, ou d’une production plus élitiste pour ce qui relève de Paul Mc Cobb, Edward Wormley ou Robsjohn Gibbings, chacun cherche à satisfaire aux exigences nouvelles d’un consommateur au pouvoir d’achat décuplé, désireux d’affirmer son appartenance sociale.
Porté par un dessin dynamique et volontaire qui fait écho aux lignes aéronautiques ou automobiles, le mobilier qu’ils développent affiche des proportions généreuses. Par l’intervention du verre et de l’acier, matériaux caractéristiques du Style International, ils soulignent également l’affirmation des Etats- Unis comme première puissance industrielle.

… à la pièce unique « handcrafted »

Parallèlement, de jeunes artistes souvent établis en colonies (New-Hope, Berkeley, Greenwich Village, etc. ) remettent en question la standardisation du mobilier et sa production en série. C’est notamment le cas des ébénistes George Nakashima et Phillip Lloyd Powell comme du sculpteur Paul Evans, essentiellement auteurs de pièces uniques ou de petites séries « handcrafted », c’est à dire réalisées à la main.
Ils souhaitent rompre avec le dogme fonctionnaliste : ce n’est pas la fonction qui doit déterminer la forme, mais la matière elle- même. Les irrégularités organiques du bois définissent ainsi librement l’aspect d’un plateau de table ou de l’accoudoir d’un fauteuil.
De fait, réalisées en faible nombre, leurs pièces sont souvent l’objet de commandes spéciales et il était parfois nécessaire à l’amateur de se déplacer jusque dans les ateliers de l’artiste pour se les procurer.
D’une qualité d’exécution sans pareil, celles-ci valorisent les essences locales tel le noyer d’Amérique ou le pin d’Oregon, dont la teinte miel, raffinée et sensuelle, est aujourd’hui extrêmement prisée des collectionneurs.

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